Steven Gerrard : futur ballon d’or ?
OK, je vous l’accorde: il est anglais, se bat dans les pubs après les matches et, pour ces dames, ce n’est pas le play-boy portugais primé l’an dernier… mais bon sang, quel joueur !!
Le public d’Anfield n’a jamais aussi bien chanté « We’ll never walk alone » depuis que Steven Gerrard mène les Reds sur le rectangle vert. Liverpool était déjà célèbre avec ses Beatles, le numéro 8 anglais en devient le nouveau mythe!

Photo : Sport24
Auteur d’un début d’année tonitruant, Steven Gerrard a démontré en deux semaines qu’il faudrait compter sur lui cette année pour remporter le Ballon d’or. En témoignent les fessées infligées aux deux ogres européens que sont le Real Madrid et Manchester United, rentrés chez eux avec quatre buts dans la musette ! Sur sa lancée, le meneur de jeu de la Mersey y allait de son coup du chapeau face à Aston Villa.
Steven Gerrard porte bien son numéro. Véritable 8 à l’ancienne, évoluant comme les meneurs de jeu des indétrônables 4-3-3 des 70ies et 80ies, il sait défendre et marquer des buts tant comme un renard des surfaces que comme un nettoyeur de toile d’araignée, en frappant des 30 mètres. Et ne parlons pas de ses coups francs! Ajoutons à cela que Gerrard applique parfaitement le leitmotiv de son coach hispanique, Rafa Benitez, à savoir jouer pour l’équipe. Il cumule les qualités de se fondre dans un collectif bien huilé et d’être capable d’exploits individuels, caractéristiques d’un très grand joueur! A seulement 28 ans, il possède déjà un palmarès que ne possèderont jamais la plupart de ses propres coéquipiers en club ou en équipe nationale. Cette année sera la sienne. Encore en course pour le championnat de Premier League et pour la Ligue des Champions, personne ne semble être en mesure de stopper Liverpool, son armada espagnol et son capitaine emblématique. Une rencontre historique contre le FC Barcelone en Ligue des Champions le confronterait à Léo Messi, son plus grand rival pour le ballon d’or, mais déjà sacré, sûrement trop tôt, par certains.
D’autres diront qu’il lui manque des faits d’armes avec l’équipe nationale. C’est néanmoins le seul défaut qu’on peut lui trouver, si tant est qu’on puisse lui imputer les défaillances collectives de la « Perfide Albion » lors des dernières échéances internationales. L’association des grands joueurs qui la composent ne pourra que fonctionner à terme, tout comme l’Espagne y est parvenue lors du dernier Championnat d’Europe. Et Steven Gerrard en sera incontestablement le dynamiteur.
Joueur hors-pair, le capitaine des Reds mérite amplement d’ajouter le Ballon d’Or à son palmarès, pour l’ensemble de son oeuvre depuis ses débuts à Anfield Road et pour son incroyable saison. Un début de réponse sera certainement avancé dès la fin du mois de mai!
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